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Mauvaise posture ou absence de mobilité ? Ce qui entretient réellement les douleurs chroniques

  • Photo du rédacteur: Etiopathe paris Manon Larsonneur
    Etiopathe paris Manon Larsonneur
  • il y a 10 heures
  • 2 min de lecture
Source : Photo de Olga Serjantu sur Unsplash
Source : Photo de Olga Serjantu sur Unsplash

Lorsqu’une douleur cervicale, dorsale ou lombaire s’installe, une explication revient presque systématiquement : « J’ai une mauvaise posture. »

Il est évident que rester penché en avant devant un écran, la nuque fléchie pendant des heures, n’apporte rien de favorable au corps.

Mais dans la majorité des situations, le problème n’est pas uniquement la position, c’est le temps passé dans cette position, sans variation.


La posture n’est pas anodine… mais elle n’explique pas tout

Certaines positions augmentent les contraintes mécaniques :

  • flexion prolongée de la nuque devant un écran

  • position assise maintenue sans bouger

  • travail prolongé les bras en avant


Ces contraintes existent. Pourtant, on observe fréquemment que deux personnes ayant un poste de travail similaire et des postures proches n’ont pas la même évolution : l’une développe des douleurs persistantes, l’autre non.

La posture seule ne permet donc pas d’expliquer l’apparition des symptômes.


Le facteur déterminant : la durée et l’immobilité

Ce qui joue un rôle majeur, c’est l’accumulation de temps passé immobile.



Exemple courant :

  • 30 à 45 minutes assis dans les transports le matin

  • une journée de travail de 9h à 19h30 majoritairement assise

  • une pause déjeuner d’une heure à nouveau assis

  • le soir, du temps d’écran ou de repos, souvent dans la même position


Cela représente facilement 10 à 12 heures d’immobilité par jour, soit 50 à 60 heures sur une semaine de travail.

Ce n’est pas une position isolée qui entretient les douleurs, mais la répétition quotidienne et l’absence de mobilité.






Sédentarité : une contrainte mécanique banalisée

La sédentarité est souvent minimisée car elle fait partie du quotidien.

Beaucoup de patients pratiquent une activité sportive une à deux fois par semaine, mais quelques heures de sport ne compensent pas des dizaines d’heures passées assis.

Avec le temps, cela peut entraîner une diminution progressive de certaines mobilités, des adaptations silencieuses, puis l’apparition de douleurs.

La douleur apparaît souvent là où le corps compense.


Introduire de la mobilité dans un quotidien sédentaire

Le premier axe consiste à réintroduire du mouvement dans les périodes sédentaires.


Au travail :

  • utiliser un ballon d’assise pour favoriser des micro-mouvements

  • se lever au moins une fois par heure

  • téléphoner debout ou en marchant

  • varier volontairement les positions sans chercher la posture parfaite


En dehors du travail :

Maintenir une activité physique régulière permet de solliciter des amplitudes peu utilisées dans la journée et d’entretenir la capacité de mouvement.

L’objectif n’est pas la performance, mais la variété.


Tous les profils ne sont pas identiques

Certains patients présentent au contraire une sur-mobilité ou un sur-travail mécanique.

Ces situations relèvent d’une logique différente et feront l’objet d’un autre sujet.


Photo de Jason Briscoe sur Unsplash
Photo de Jason Briscoe sur Unsplash

La posture compte.

Mais ce qui entretient le plus souvent les douleurs chroniques, c’est la durée et l’immobilité. Pour limiter l’installation de phénomènes douloureux persistants, le premier axe consiste à introduire davantage de mobilité dans le quotidien.

Lorsque cela ne suffit plus et que les douleurs persistent ou reviennent, il devient pertinent de venir consulter.


Note importante : Cet article n’a pas vocation à remplacer un avis médical. Un diagnostic par un médecin est indispensable. L’étiopathe intervient ensuite en complément, par un traitement mécanique doux et adapté.

 
 
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